Quinze ans d’identité charentaise

Couverture Madame S

Communiqué de presse remis et commenté à plusieurs journalistes lors d’un déjeuner de presse à Rochefort. Il faisait très beau, la Charente était haute. Sans les journalistes des deux Charentes, le Croît vif ne serait pas grand chose. À leur mine dès que je leur présente un titre, je sais s’il va marcher ou pas ! C’est parfois terrifiant… Et pourtant, si le choix de publication ne devait tenir compte que de cela, la moitié sans doute de la production Croît vif ne verrait jamais le jour ! Notemment quelques textes à faire plaisir à leurs auteurs, qui parfois en restent là et parfois expliquent beaucoup...

 

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Création : 29 avril 1989, premier titre en mai 1989 : L’Alambic de Charentes (une histoire culturelle des Charentes)

 

  • 23 titres de la collection Documentaires (textes généralement historiques, mais aussi sociologiques et géographiques ; quelques thèses universitaires – Dominique Audet-Perrier, Claudy Valin, Raymond Jousmet, Maurice de Poitevin, Louis Cullen…)
  • 8 titres de la collection Témoignages (biographies ou souvenirs : exemples de la fameuse biographie de Pierre Dugua de Mons par Jean Liebel ou des mémoires du négrier Jean-Jacques Proa)
  • 24 titres de la collection Imaginaires (romans, nouvelles, poésie, contes ; la partie sensible de l’identité charentaise ; 10 rééditions de textes épuisés depuis longtemps et 13 nouveautés)
  • 5 titres de la collection Grands Imaginaires (romans ; 2 rééditions de textes épuisés et 2 nouveautés)
  • 29 titres au catalogue général (tout le reste : tirages de luxe, livres d’aquarelles ou de dessins, albums photographiques, dictionnaires et surtout 7 livres collectifs – la part la plus authentique de l’apport éditorial du Croît vif : Grands Charentais, Charente fleuve et symbole, Forêts charentaises, Écologie charentaise, Pierre Loti et son pays natal, Histoire des protestants charentais, L’Abbaye aux âmes…)

 

Chronique chiffrée d’une petite épicerie de campagne
(la première sur son marché !) :

  • 89 titres (5,9 par an, mais 3 en moyenne les premières années et 8 les dernières)
  • tirage total de 118105 exemplaires (tirage moyen de 1336, mais compris entre 200 – pour un hors-commerce – et 4500)
  • nombre total de pages publiées de 22784 (nombre moyen de 256 pages, mais compris entre 64 et 510)
  • investissement total de 827514 € (en moyenne 9297 € par titre, mais allant de 2700 à 32000 €)
  • part des ventes par circuit : diffusion auprès des libraires 54%, ventes directes 43% et libraires en direct 3%
  • part des ventes par ensemble géographique : Charente-Maritime 61%, Charente 26%, hors région 13% (dont Paris 9%)
  • top five des ventes en nombre, autrement dit les bonnes intuitions : À pas contés de Pierre Dumousseau (4304), Charente fleuve et symbole de Gérard Jouannet (3264), Galope-chenaux du Grand Simounet’ (2462), L’Arantèle de Pierre Sénillou (2144) et Histoire des protestants charentais de Francine Ducluzeau (1898)
  • bottom five des ventes en nombre, autrement dit les mauvaises intuitions : Ernest ou le travers du siècle de Gustave Drouineau (141), Madame S. de Jean Baraton (298), Des Vents et des flots de Pierre Brochon (320), Jacquet-Jacques de Jérôme Bujeaud (411) et Le Bois des tonneaux de Jean-François Poussard (425)

 

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Les auteurs :

Ils sont 175 au total, un grand nombre ayant participé à des ouvrages collectifs. Les plus « productifs » pour le Croît vif sont :

  • Madeleine La Bruyère avec 4 titres (rééditions) : en 1989 Ces Messieurs de Julhiac le Coq, en 1990 Le Roman d'une épée, en 1997 Lis et Scabieuse et en 2004 Ma Première Traversée.
  • Jacques Perruchon a publié 4 titres : en 1996 De Saintonge à la Cour, la saga des Bouchard d’Aubeterre, en 2000 Réfugiés espagnols en Charente-Maritime et Deux-Sèvres, en 2003 Camps d’internement en Poitou-Charentes et Vendée 1939-1948 et en 2002les Mémoires d’exil d’un Espagnol de Luis Bonet-Lopez dont il assure la traduction et la présentation (il prépare un cinquième ouvrage consacré à un autre aspect occulté de la dernière guerre) ;
  • Pierre Dumousseau a publié 4 titres : en 1993 À Pas contés, en 1996 Contes à rebours, en 2003 Au bout du conte et La Dame blanche de Talmont en 2004 (il prépare un cinquième livre consacré à ses souvenirs) ;
  • Geneviève Fauconnier avec 3 titres (rééditions), tous en 1995 : Claude (prix Femina 1933), Les Étangs de la Double et Trois petits enfants bleus.

 

Les distinctions :

  • En 1989, L’Alambic de Charentes obtient le prix du livre Poitou-Charentes décerné par l’Office du livre ; il s’agit de la première édition de ce prix.
  • En 1995, Anne Audier obtient le prix des Mouettes décerné par le Conseil général de la Charente-Maritime avec Le Temps écoute, comme on glane la mémoire paysanne ; là aussi, il s’agit du premier en date.
  • En 2001, Jean-Louis Neveu obtient le prix Royan-Atlantique décerné par la ville de Royan pour Écologie des pays charentais ; encore une fois, il s’agit du premier en date.
  • En 2003, Jacques Gaillard obtient le prix Mélusine décerné par la Société des auteurs du Poitou-Charentes pour La Bouchée du roi tandis que Thierry Guilabert s’y voit récompensé par une mention spéciale du jury pour Paysage avec sandale ; il s’agit là encore de la première édition de ce prix.

 

Autres prix :

  • Prix des Mouettes 2001 à Francine Ducluzeau pour Histoire des protestants charentais.
  • Prix Royan Atlantique 2003 à Alain Quella-Villéger pour Port sépia.
  • Prix décernés par l’Académie de Saintonge : Guy Binot pour Histoire de Royan et de la presqu'île d'Arvert (prix de l’Académie 1995), Henri Texier pour Saintes douairière 1830-1848 (prix Charles Dangibeaud 1996), Jacques Perruchon pour De Saintonge à la Cour, la saga des Bouchard d’Aubeterre (prix Jehan de Latour de Geay 1997), Dominique Audet-Perrier pour Les Premiers Pas du chemin de fer en Charentes (prix prince Murat de Chasseloup-Laubat 1998), Louis Cullen pour Le Commerce des eaux-de-vie sous l’Ancien Régime, une spécialisation régionale charentaise (prix Samuel Champlain 1999), Raymond Jousmet pour Paysans d’Aunis à la veille de la Révolution (prix Samuel Champlain 2000) et Pierre Dumousseau pour Contes à rebours (prix de la Haute-Saintonge 2002).
  • Médailles de l’Académie de Saintonge à Marie-Marguerite Héraud-Roux pour Les Vies pleurées d'Alphonsine (1993), au Grand Simounet’ pour Galope-Chenaux (2002) et à Joël Pierre pour Les Constructions navales à Rochefort, Brouage, Soubise et Tonnay-Charente (2003).

  

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Les préfaciers :

Des préfaciers prestigieux confirment la qualité des textes publiés au Croît vif : Pierre-Jean Rémy de l’Académie française pour Grands Charentais, René Rémond (lui aussi de l’Académie française) pour Monsieur le Baron, Michel Boujut pour Portrait images, Michel Crépeau pour Repose-Pucelle, journal de Jehan Guiton, Madeleine Chapsal pour François Mitterrand et les Charentes et bien sûr Claude Roy pour Charentes... j'écris ton nom, la grande anthologie poétique régionale.
De même des universitaires de renom témoignent du haut niveau des publications du Croît vif, souvent tirées de thèses d’État ; professeurs à la Sorbonne : Jean Meyer pour Du Château d’Angoumois à la faillite parisienne, six siècles autour de La Rochebeaucourt et pour Le Jardin botanique de Rochefort et les grandes expéditions maritimes, François Caron pour Les Premiers Pas du chemin de fer en Charentes, Bruno Vercier pour Dans l’intimité de Pierre Loti, Bernard Baritaud pour Celle qui est née un dimanche ; en provenance d’autres universités : Martine Acerra (Nantes) pour Les Constructions navales à Rochefort, Brouage, Soubise et Tonnay-Charente, Pierre Barrère (Bordeaux) pour Histoire des transports en Charente-Maritime, Jean-Clément Martin (Nantes) et Claude Mazauric (Rouen) pour La Rochelle-La Vendée 1793, François Lebrun (Rennes) pour Paysans d’Aunis à la veille de la Révolution
Enfin, quelques grands spécialistes du pays charentais montrent leur attachement au travail identitaire entrepris par le Croît vif : Jean Glénisson pour Histoire de Royan et de la presqu'île d'Arvert, Jean-Loïc Le Quellec pour Mythologie de la Charente-Maritime, Denis Vatinel pour Les Frères Gibert, Alain Braastad-Delamain pour Le Commerce des eaux-de-vie sous l’Ancien Régime et surtout Charly Grenon pour Le Temps écoute et pour Galope-chenaux.

 

Les illustrateurs :

Les illustrateurs représentent une des caractéristiques fortes de la production du Croît vif. La quasi totalité de ses livres comporte en effet une couverture couleur et quelques-uns sont illustrés d’œuvres originales créées spécialement pour eux (dessins ou reproductions de tableaux à l’huile ou à l’aquarelle). Parmi les textes ornés de dessins originaux : les trois tomes de contes écrits par Pierre Dumousseau sont accompagnés par Jean Geoffroy, Catherine Rémy et Patrick Sanitas, trois artistes de la région ; quant à La Commandante au long cours, elle est illustrée par son auteur, le fameux aquarelliste Michel Danglade ; il convient également de citer les crayonnés de Jeff d’Argy dans son Lest du diable, les tableaux naïfs de Jean-Claude-Timoléon Arcadias dans Quai des Tilleuls et les aquarelles lumineuses de Christiane Massonnet dans Ma Première Traversée ; ou encore les gravures sur bois de Marie Fauconnier réalisées pour les Trois Petits Enfants bleus de sa sœur Geneviève. Sans oublier évidemment les magnifiques pochoirs couleur d’André Hellé qui font de la Maison des aïeules un véritable objet de collection.
Trois livres construits autour de l’image méritent une mention à part : Le Bois des tonneaux de Jean-François Poussard et surtout les deux beaux albums de promenade aquarellés par Christiane Massonnet : Au fil de la Charente et La Charente et la mer.
Enfin, il convient de signaler Françoise Mast, peintre expressionniste de Saintes : elle est l’auteur de quatre couvertures de livres réalisées grâce à des œuvres originales : Chaillevette et les côtes de Saintonge de Bernard Tastet (1998), Moi, tour de Broue de Brigitte Morineaux (2002), Crazannes, logis alchimique de Nicolas Faucherre et Antoine Pellerin (2003) et enfin Celle qui est née un dimanche de Pierre-Henri Simon (2004).

 

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Les projets :

  • immédiats : sortie de Celle qui est née un dimanche et d’Elsinfor de Pierre-Henri Simon (juin 2004)
  • fin 2004 : Monsieur le baron, Eugène Eschassériaux éminence grise du bonapartisme par François Pairault (préface de René Rémond) ; Les Frères Gibert, pasteurs du désert puis du refuge par Daniel Benoît (préface de Denis Vatinel) ; La Maison de Violaine, biographie familiale romancée du fondateur de grands magasins charentais dont la fille fut une des égéries des impressionnistes ; La Dame blanche de Talmont, bande dessinée d’Olivier Fouché, inspirée d’un conte de Pierre Dumousseau  (album soutenu par le Conseil général de Charente-Maritime et la Communauté d’agglomération du pays royannais).
  • plus tard deux gros ouvrages collectifs : le premier concerne La Haute Saintonge, sous tous ses aspects, historiques, géographiques, esthétiques, sociologiques, administratifs… Le second est le Dictionnaire des Charentais (plus de 5000 notices de Charentais composées par 45 auteurs).
  • et de nombreux autres textes dont le choix se fait avec le souci principal de la qualité (outre les précédents cités, trois ouvrages collectifs sont en chantier, une histoire de l’Angoumois en anglais est en finition, de même un bel ouvrage sur l’art roman, un autre sur l’Académie de Saintonge, un autre sur les grandes familles du cognac, un autre sur l’extrême-droite charentaise etc…)

 

Les partenaires du Croît vif :

  • partenaires techniques : le compositeur, Le Vent se lève (Rioux-Martin), les imprimeurs les plus habituels, IGO (Poiré-sur-Vie) et Nef-Chastrusse (Bordeaux) ;
  • partenaires commerciaux : les diffuseurs, Geste-éditions (pour le Poitou-Charentes) et Guénégaud (pour la région parisienne), T3A pour un site internet de plus en plus visité (www.croitvif.com) et le magazine Xaintonge pour le catalogue imprimé ;
  • le Croît vif, enfin, ne serait pas grand chose sans sa figure tutélaire dans le monde de la presse et son conseiller de tous les instants : Didier Catineau.

 

Quelques petites fiertés :

  • les ouvrages collectifs.
  • trois auteurs réhabilités en leur clocher : Geneviève Fauconnier, Pierre-Henri Simon et Madeleine La Bruyère.
  • l’appui éditorial à deux « vedettes » de l’identité locale : Pierre Dumousseau et le Grand Simounet’.
  • quelques beaux livres : La Maison des aïeules de Pierre Loti, le diptyque de Christiane Massonnetcomposé d’Au fil de la Charente et de La Charente et la mer ;
  • quelques grands textes : Croix sur Royan deSamuel Besançon, L'Arantèle de Pierre Sénillou, Les Indésirables, l’histoire oubliée des Espagnols en pays charentais d’Alain Léger (tous projets qu’on m’avait déconseillés !)…
  • de beaux souvenirs lorsque plus du tiers de la population de Chaillevette, de Juillac-le-Coq ou d’Archiac vient se faire dédicacer le livre qui évoque sa commune (Chaillevette et les côtes de Saintonge de Bernard Tastet, Ces Messieurs de Julhiac le Coq de Madeleine et René La Bruyère, L'Arantèle de Pierre Sénillou).

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Le croît vif exprimait autrefois la valeur ajoutée
prise chaque année par le bétail.
Les éditions charentaises du Croît vif souhaitent contribuer
à ce supplément d’âme sans quoi une région n’existe pas*.

 

*Cette devise apparaît en tête de chaque livre publié par le Croît vif ; on essaie simplement de la rendre vivante…

(Il convient d'ajouter que, depuis, beaucoup d'eau a coulé dans la Charente...)

 

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