Ma bibliothèque charentaise

Couverture du livre La Noyée de RoyanDans les anciens dénombrements, la bibliothèque avait toute son importance et une mode historique récente, celle de l’histoire culturelle, a multiplié les analyses de ces inventaires. Là n’est pas mon but… Il est plutôt celui d’un collectionneur de titres charentais, fier de ses presque 2500 occurrences comme l’enfant qui compte et recompte ses buvards ou échange ses timbres avec un copain. Je crois cette collection intéressante en tant que telle (et je plains mes héritiers qui auront à la donner à la médiathèque de Jonzac !) ; elle envahit mon bureau en de multiples rayonnages, elle est difficile à épousseter, elle est presque aussi fournie que mon autre bibliothèque – la normale (!) faite de livres d’art, de beaux romans et de quelques raretés bibliographiques en montre dans le salon ! – mais elle me tient chaud au dos à la façon d’un radiateur de mémoire vive, lorsque je suis devant mon ordinateur et que me manque une référence… J’aime les vieilles éditions qui ont laissé leur trace à travers des ex-libris ou des dédicaces ; j’essaie chaque fois qu’un livre entre dans ma bibliothèque de noter au crayon son histoire propre, là où je l’ai acheté ou s’il me fut donné et par qui… J’adore aussi que ce grand pan de rayonnages où domine le jaune (!) soit devenu l’endroit préféré de mes petits-enfants pour y ranger leurs jouets comme s’ils avaient compris que leurs nounours, leurs fantômes, leurs bandits mexicains, leurs dominos ou leur grenouille mangeuse de mains ressemblaient à mes amulettes de Charentes…

 

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